.

.

 

..

 

Accueil

Fondation S. Allende

Salvador  Allende G.

Activités

Documents

Culture

Liens

Concours

 

Contactez-nous

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Activités

Index

.

 

 

 

Introduction

Activités en cours 

Activités realisées

 

Retour

 

 

 

 

Introduction


La Fondation Salvador Allende - Montréal fut créée en 2008. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif, consacré à maintenir la mémoire de l’ancien président du Chili et à promouvoir le sens et la portée de sa conception d’un projet de société plus juste.

 

Sa première activité a été d'organiser une levée de fonds permettant de financer en partie le monument qui fut érigé au Parc Jean-Drapeau de l’île Notre-Dame et inauguré en septembre 2009. Depuis ce temps, elle organise diverses activités qui correspondent à son mandat. André Jacob, professeur  retraité de travail social à l’UQAM, est son président.

 

 

 

 

Retour
.

 

 


 

 

Tirage


Fondation Salvador Allende – Montréal

www.fondationallende.org

Le projet du gouvernement Salvador Allende au Chili et son actualité au XX1 siècle


Tirage de trois prix :

Premier prix :   Une peinture (toile d'exposition 10 x 24)

Deuxième prix :  Panier de liqueurs,  valeur 120.00 $ 

Troisième prix :  Livres (valeurs de 50.00 $

Le tirage aura lieu dans la soirée du 11 septembre 2012, au Parc Jean Drapeau-Montréal, 

pavillon de la Jamaïque

 

 

Retour
.

 

 

 

 

 

       

 

La construction du monument à la mémoire de Salvador Allende


   

 

 

Retour

 

 

   

Origine du  projet


La communauté chilienne s’est dotée de divers organismes de solidarité et à caractère socio-économique depuis son arrivée au Québec, à partir des années 70. Ces organismes se sont réunis en décembre 2007 au sein de l’Instance de coordination des organismes chiliens.

Quatre d’entre eux, soit l’Association des Chiliens du Québec (ACHQ), Colectivo socialista (COSOC), le Comité de solidarité Carlota Van Schouwen et Profesionales, tecnicos y artistas chilenos de Québec (PROTACH) ont mis sur pied, en juillet 2008, année du centenaire de la naissance de Salvador Allende, la Fondation Salvador Allende-Montréal, avec l’appui de plusieurs Québécois et Québécoises et celui, en particulier, des grandes centrales syndicales: la CSN et son Conseil central de Montréal, la CSQ et la FTQ.

La Fondation s’est donné comme premier objectif de réunir les fonds nécessaires à la création d’une oeuvre d’art public à la mémoire du président Salvador Allende, en partenariat avec la Ville de Montréal. Elle a donc lancé, en octobre 2008, une campagne de financement public visant à recueillir la somme de 30 000 $, c’est-à-dire le tiers du coût du projet. L’objectif a été atteint et l’argent remis à la Ville de Montréal.  

 

Dans le cadre de son plan d’action en art public, la ville de Montréal a signé un protocole d’entente avec l’Association des Chiliens du Québec au nom de la communauté chilienne, par lequel elle s’engage à ériger une œuvre d’art public au parc Jean-Drapeau, d’en être le maître d’œuvre, l’Association des Chiliens s’engageant à assumer environ le tiers du coût du projet. 

L’Instance de coordination des organismes chiliens, a été mise sur pied par la Fondation Salvador Allende Montréal afin de faire connaître l’œuvre et la pensée d’Allende et de recueillir la somme d’argent nécessaire à la réalisation de ce projet.

 

.

 

 

Retour

  

 

Salvador Allende, une commémoration importante et nécessaire.


 

Signature d'un protocole entre la ville de Montréal et l'Association des Chiliens du Québec en vue de l'érection d'une oeuvre d'art à la mémoire de Salvador Allende.


La Ville de Montréal et l'art public : 10 ans déjà.

Réalisation d'une oeuvre d'art à la mémoire de Salvador Allende

Le maire de Montréal signe un protocole d'entente avec l'Association des Chiliens du Québec.

 

Montréal, le 10 novembre 2008 - Le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, signe aujourd'hui un protocole d'entente avec l'Association des Chiliens du Québec. Le protocole vise à assurer la réalisation d'une œuvre d'art public en la mémoire de Salvador Allende, qui fut président du Chili de 1970 à 1973. Le maire annonce également le lancement d'un concours sur invitation, s'adressant aux artistes professionnels du Québec, afin de déterminer le choix de l'artiste et de l'œuvre qui sera réalisée.

 

« En contribuant à perpétuer la mémoire de Salvador Allende à travers une sculpture monumentale, notre administration tient à réitérer son engagement à défendre la démocratie et les droits de la personne. Le souvenir de cet homme courageux, de ce grand démocrate qu'a été Salvador Allende, doit faire partie du patrimoine que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants », de déclarer le maire de Montréal.

 

L'oeuvre d'art soulignera les valeurs de démocratie défendues par Salvador Allende au cours de sa vie. Le concours sur invitation auprès des artistes professionnels du Québec permettra de choisir parmi 3 finalistes la proposition d'oeuvre d'art qui sera réalisée. Le jury composé de sept membres réunira un représentant de l'arrondissement, de la communauté chilienne, de la Société du parc Jean-Drapeau, trois spécialistes en arts visuels et une agente de développement culturel du Bureau d'art public de la Ville de Montréal.

 

L'oeuvre de nature sculpturale sera installée à l'île Notre-Dame, dans les jardins des Floralies, non loin d'autres œuvres d'art offertes à la Ville notamment par le Mexique, la France et le Portugal. Ce site a été choisi parce qu'il accueille depuis 1967 des événements à caractère international et interculturel, dont l'Exposition universelle, les Floralies internationales et le Festival multiculturel.

 

« Cette œuvre rendra hommage à Salvador Allende, elle mettra également en évidence l'histoire récente de la communauté chilienne et sa culture», de conclure Gérald Tremblay.

 

Le projet, au coût total de 90 000 $, fera l'objet d'un financement partagé. La communauté chilienne effectuera une collecte de fonds de 30 000 $ pour assumer une partie de la réalisation de l'œuvre. La Ville de Montréal complètera le financement et assumera une partie des frais de réalisation de l'œuvre, son installation et les frais directement reliés au concours : les honoraires de l'artiste, la fabrication de l'œuvre, le transport et l'installation.

La conception et l'installation de cette œuvre d'art sont des activités marquantes des célébrations du centenaire de naissance de Salvador Allende qui ont eu lieu cette année. La Ville de Montréal accompagne la communauté chilienne dans ces célébrations qui ont été lancées le 19 juin dernier à l'hôtel de ville de Montréal.

 

 

 

 

 

Retour

 

 

 

 


 

Discours du président de la Fondation  lors de la signature du protocole avec la ville de Montréal


Monsieur le maire, Gérald Tremblay

Monsieur le consul du Chili,

Monsieur Marcel Tremblay,  

 Et vous toutes et tous qui participez à ce devoir de mémoire qui nous réunit aujourd’hui, je veux d’abord vous remercier d’être là, tout simplement. Aujourd’hui, cent ans après sa naissance et trente-cinq ans après sa mort tragique, nous marquons d’une nouvelle pierre blanche le sentier de la présence dans l’absence de ce grand démocrate que fut le président Salvador Allende. Au nom de toutes les Chiliennes et de tous les Chiliens qui ont choisi le Québec comme terre d’accueil pour vivre leur exil et de toutes les Québécoises et tous les Québécois qui ont partagé et qui partagent encore aujourd’hui le souvenir de cet inoubliable homme d’état, j’offre mes plus sincères remerciements à la ville de Montréal qui a accepté d’ériger un monument à sa mémoire. En acceptant de participer à cette longue démarche qui conduira, nous le souhaitons de tout cœur, à l’inauguration du monument le 11 septembre 2009, jour du souvenir s’il en est un, la ville de Montréal ajoutera son nom à la longue liste des centaines de villes dans le monde qui ont inscrit officiellement la mémoire de Salvador Allende dans le patrimoine mondial collectif. Certaines ont choisi le nom d’un parc, d’une fontaine, d’une rue, d’une école, peu importe, mais partout dans le monde, la mémoire de Salvador Allende reste vivante. Il en sera ainsi à Montréal.

Pour réaliser cette œuvre sculpturale, votre soutien moral et financier est essentiel. La fondation Salvador Allende doit recueillir 30 000 $ d’ici au 15 janvier. Alors, comme le dit le slogan bien connu de l’oncle Sam : I need you! J’ai besoin de vous! Je vous invite donc à rencontrer nos bénévoles à l’entrée de la salle. Ils se feront un plaisir de vous accueillir, vous et.. bien sûr, votre généreux don.

Revenons à l’essentiel de notre objectif! Pourquoi un tel monument? Mille raisons militent en faveur d’un tel geste public. Ce grand humaniste que fut le président Salvador Allende a marqué l’histoire du XXe siècle au même titre que d’autres mémorables figures emblématiques de la démocratie, des droits humains et de la justice sociale. Des politiciens, des artistes, des journalistes et de simples militants et des ouvriers ont souffert à cause de leurs idées. Parmi les grands noms, pensons à Gandhi, à Nazïm Hikmet, à Pablo Neruda, à Garcia Lorca, à Nelson Mandela et à combien d’autres. Toutes ces figures inspirantes font partie de la mémoire des peuples par leur agir et leur parole. Qu’on se rappelle, par exemple, l’inoubliable phrase inspirante de Martin Luther King: I have a dream! Dans la même veine, le président Salvador Allende avait aussi un rêve qui a traversé les ans, car le temps ne tue pas la mémoire. Nous sommes ici pour en témoigner. Au contraire, notre mémoire porte de nouveaux espoirs. En ce sens, le monument que nous pourrons voir érigé au parc Jean-Drapeau associera les Chiliennes et les Chiliens d’ici à leurs compatriotes au Chili qui, depuis le 11 septembre 2003, peuvent se rappeler le président Salvador Allende au pied d’un monument à Plaza de la Constitucion, à Santiago.

 

Par son courage, sa détermination et sa foi en la justice sociale, le président Salvador Allende a voulu construire une société juste et libre. Il croyait au pouvoir de son peuple. Il voulait le doter des leviers nécessaires à la réalisation de changements fondamentaux pour l’établissement de meilleures conditions de vie dans la société chilienne. Son idéalisme, certains parlent de son utopie, lui a coûté la vie. Voilà pourquoi il est devenu martyr pour son peuple! Voilà pourquoi c’est à la fois un honneur et un devoir de mémoire que de lui rendre hommage.

 

Laissons aux oubliettes les basses œuvres des militaires qui ont renversé le gouvernement de l’Unité populaire de Salvador Allende en 1973 en vertu d’un mandat dicté par les intérêts économiques égoïstes d’une frange étroite de la bourgeoisie chilienne et par la CIA américaine. Par contre, il est impossible d’oublier le coup d’état du 11 septembre 1973. Ce jour noir a brisé non seulement l’espoir du peuple chilien, mais aussi les aspirations légitimes de tous les peuples assoiffés de justice. Que de rêves enfouis sous les ruines fumantes de La Moneda! Mais le sacrifice ne s’oublie pas. Malgré sa mort, la mémoire du président Salvador Allende reste vivante. Elle a permis de faire refleurir la liberté non seulement de la pampa à la tierra de fuego, mais aussi sur les autres continents. Rien n’est jamais acquis quand il s’agit de la démocratie et du droit des peuples à la justice sociale. La démocratie reste une conquête fragile et il faut croire que l’utopie finit toujours par engendrer des changements. La vie de Salvador Allende en est l’illustration.

 

Permettez moi de conclure en rappelant comment, en 1972, Salvador Allende, présentant ses perspectives d’avenir à l’assemblée générale des Nations Unies, terminait son discours en ouvrant une porte sur l’avenir par un message d’espoir : « C’est notre confiance en nous-mêmes qui renforce notre foi dans les grandes valeurs de l’humanité, dans la certitude que ces valeurs prévaudront et ne pourront jamais être annihilées. » ! Voilà le sens pérenne que nous donnons à l’érection du monument qui rendra hommage à l’œuvre et au courage de l’inoubliable président Salvador Allende !

 

Cuando nos juntaremos al pie de aquella obra, todos juntos, podremos cantar y gritar :  Salvador Allende, presente! Salvador Allende, presente!

 

André Jacob, président  

 

 

 

 

Retour

 

 

 

 


 

Un concours public sur invitation est lancé auprès d'artistes québécois.


Ensuite, un jury a été constitué, composé de membres désignés par la Ville de Montréal. Ce jury a sélectionné et invité trois finalistes à présenter des maquettes de l'oeuvre. Le jury finalement détermina le gagnant, en appliquant les critères établis dans le plan d'action en art public de la ville. 

 

Michel de Broin remporte le concours d’art public à la mémoire de Salvador Allende


 

Montréal, le 27 mars 2009 - Mme Catherine Sévigny, responsable de la culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, est heureuse d'annoncer que l'artiste en arts visuels, M. Michel de Broin, a remporté le concours d'art public visant à créer une œuvre à la mémoire de Salvador Allende, en collaboration avec l'Association des Chiliens du Québec.

 

« Par ce geste de solidarité, nous voulons saluer les valeurs humanitaires qui ont guidé la vie de Salvador Allende et en même temps rendre hommage aux montréalais d'origine chilienne. L'installation de l'œuvre de l'artiste Michel de Broin à l'Île Notre-Dame viendra renforcer le caractère international du parc Jean-Drapeau, en plus d'enrichir notre collection d'art public. Je souhaite que cette œuvre puisse contribuer à faire connaître aux Montréalais l'histoire et la culture de la communauté chilienne grâce au talent de l'un de nos plus grands artistes en arts visuels, Michel de Broin », de déclarer Mme Sévigny.

 

L'œuvre d'art soulignera les valeurs de démocratie défendues par Salvador Allende au cours de sa vie. De nature sculpturale, l'œuvre sera installée à l'Île Notre-Dame, dans les jardins des Floralies. Elle côtoiera d'autres œuvres d'art offertes à la Ville notamment par le Mexique, la France et le Portugal. Ce site a été choisi parce qu'il accueille, depuis 1967, des événements à caractère international et interculturel, dont l'Exposition universelle, les Floralies internationales et le Festival multiculturel.

 

La sculpture de Michel de Broin figurera un arbre courbé en forme d'arc. Symbole de l'enracinement du peuple chilien, à la fois au Chili et en terre d'Amérique, l'œuvre reprendra l'image forte de l'arche. Métaphore de commémoration, l'œuvre incarnera de manière sensible l'idéal d'Allende pour un monde meilleur.

 

Le jury était composé des sept membres suivants :

 

 Mme Isabelle Lelarge, directrice de la revue ETC;

 Mme Lesley Johnstone, conservatrice au Musée d'art contemporain;

 M. Laurier Lacroix, professeur d'histoire de l'art à l'UQAM;

 M. Gilles Ballard, directeur de l'exploitation au parc Jean-Drapeau

 Mme Beatriz Valdebenito, représentante de la communauté chilienne;

 M. Michel Demers, chef de division culture et bibliothèques de l'arrondissement Ville-Marie;

 Mme Chantal Boulanger, agente de développement culturel du Bureau d'art public du SDCQMVDE.

 

L'artiste Michel de Broin

Artiste montréalais, Michel De Broin vit et travaille à Montréal et à Berlin. Il est récipiendaire de plusieurs prix dont celui de la Fondation Sobey Art Award en 2007, le prix de reconnaissance de l'UQAM et le prix Graff en 2006 ; il s'est aussi mérité le prix Pierre-Ayot de la Ville de Montréal en 2002. Au cours des dernières années, il a notamment exposé au Musée d'art contemporain du Val-de-Marne (Vitry-sur-Seine, 2008), au Centre d'art Villa Arson (Nice, 2008), au Musée des beaux-arts du Canada (2006 et 2007), au Musée national des beaux-arts du Québec (2006), à la Berlinische Galerie (Berlin, 2007), au Kunstverein Wolfsburg (Wolfsburg, 2006), au Kuenstlerhaus Bethanien (Berlin 2006), à la  galerie Christian Nagel (Berlin, 2005), à la galerie Isabella Bortolozzi (Berlin, 2005) et  à La Bf15 (Lyon, 2005). Son œuvre monumentale « Révolutions » installée dans le parc Maisonneuve-Cartier fait maintenant partie du paysage Montréalais.

 

Le coût total du projet est de 86 914 $. L'Association des Chiliens du Québec assumera une partie des coûts de réalisation de l'œuvre, soit la somme de 30 000 $.

 

 

 

 

Retour

 

 

 

 


 

Inauguration du monument le 11 septembre 2009 au Parc Jean-Drapeau


 

 

Retour

 

Introduction  


Le 11 septembre 2009 L 'Arc, oeuvre d'art érigée à la mémoire de l'ancien président du Chili Salvador Allende, a été inaugurée au Parc Jean-Drapeau. L'acte présidé par le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, comptait sur la présence de l'ambassadeur du Chili, M. Eugenio Ortega, du consul général du Chili, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, représentants des centrales syndicales et sociales, et des membres de la communauté latino-américaine.

 

 

Retour
.

 

 

 


 

Allocution de la petite-fille de Salvador Allende, Maya Fernandez Allende


À l’occasion du dévoilement de la sculpture en l’honneur du Président Allende

Montréal, Parc Jean Drapeau, 11 septembre 2009

 

Patricia Verdugo, journaliste et écrivaine chilienne, nous disait dans l’une de ses œuvres consacrées au Président Allende : “…Année après année, pendant le présent siècle, les nouvelles générations demanderont qui était cet homme que la cohérence avec ses idéaux, sa loyauté à l’endroit de son peuple et sa foi dans l’édification d’une société plus juste et plus solidaire ont immortalisé.”

 

Pour que le mal triomphe, il suffit que les gens de bien ne fassent rien, disait quelqu’un.

 

Le nom du président Salvador Allende continuera à désigner des rues et des avenues, des salles de cours dans des universités, des hôpitaux et des écoles, et il y aura, de surcroît, des monuments qui lui seront consacrés de par le monde. Des cérémonies comme celle-ci sont le symbole du triomphe du bien et constituent des épines acérées qui poursuivent la conscience des auteurs de la violence et de l’intolérance, comme celles qui assombrirent le Chili pendant les heures amères et difficiles du 11 septembre 1973 et la durée de la dictature qui s’ensuivit. Ces témoignages de reconnaissance servent aussi pour que “jamais plus” notre pays, ni aucun autre dans le monde, ne se couvre ainsi de trahison, d’ignominie et de douleur.

 

Mesdames et messieurs, camarades

 

Avec cette sculpture, aujourd’hui, à Montréal, nous ne commémorons pas seulement la figure d’un homme qui a lutté socialement. Pour nous tous qui sommes ici, ainsi que pour des millions d’autres, ces cérémonies commémoratives témoignent de nos espoirs et de nos rêves d’un monde meilleur.

 

Les témoignages de reconnaissance à l’endroit d’hommes et de femmes comme le président Allende ne connaîtront pas de fin, et les peuples du monde continueront de s’émouvoir de ce que symbolisent et incarnent les idéaux de Liberté, Égalité et Fraternité.

 

Pour cette raison, notre gratitude, celle de ma famille, celle de centaines de milliers de chiliens et de chiliennes, qui, sans aucune distinction, se considèrent “allendistes”, et, bien sûr, la mienne, sont acquises aux initiateurs de cet événement. Il s’agit d’un témoignage de reconnaissance à l’endroit de ceux et celles qui continuent à rêver et qui continueront à édifier ce monde meilleur.

 

Le Président Allende, dans un discours devant la Chambre des Députés du Chili, en 1939, déclarait :“Les hommes et les peuples qui n’ont pas de mémoire ne servent à rien, puisqu’ils n’ont pas le culte des événements du passé qui sont porteurs de transcendance et de signification; voilà pourquoi ils sont incapables de se battre ou de créer quoi que ce soit de grand pour le futur.”

 

Notre gratitude à l’endroit du Maire de Montréal, M. Gérald Tremblay. À lui et à la population qu’il représente, je transmets les salutations de mon pays, et en particulier, celle des habitants de ma commune de Ňuñoa et de son Conseil Municipal dont j’ai l’honneur d’être membre.

 

À mes compatriotes et à mes frères et sœurs des autres pays des Amériques, à mes camarades de Montréal et aux Québécoises et Québécois sans les convictions et l’appui desquels ceci ne se serait assurément pas concrétisé. À leurs organisations, individus et institutions qui sont derrière cette noble initiative.

 

Aux artistes qui y sont impliqués, en particulier, à l’auteur de l’œuvre, M. Michel de Broin, gagnant du concours d’art public à la mémoire de Salvador Allende, créateur de cette magnifique, évocatrice et émouvante sculpture qui, au premier coup d’œil, conjugue à la perfection, à mon point de vue, beauté et signification.

 

À celui ou celle qui n’hésita pas à contribuer très généreusement comme à celui qui ne put offrir que des mots d’encouragement.

 

À tous ceux-ci, et, bien évidemment, à vous tous, ce témoignage de reconnaissance.   

 

Lorsque, dans son intervention, M. Tremblay a fait référence à la décision qui, aujourd’hui, se matérialise, il indiqua que : “En contribuant à perpétuer la mémoire de Salvador Allende à travers cette sculpture, notre gouvernement réitère son engagement à défendre la démocratie et les droits humains. La mémoire de cet homme courageux, de ce grand démocrate que fut Salvador Allende doit faire partie de l’héritage que nous laisserons à nos enfants et à nos petits-enfants.” Je dois dire que ces paroles de monsieur Tremblay auraient réjoui mon grand-père parce que, par-dessus tout, il chercha à consacrer sa vie à l’édification d’une société meilleure,  parce qu’elles reflètent ce qu’il aurait voulu que son souvenir inspire et parce que, au fond, sa lutte ne se limitait pas à revendiquer plus de justice à l’endroit de ceux et celles qui en bénéficiaient le moins, mais, d’abord, à l’endroit des générations à venir et de leur “énergie créatrice”.

 

Camarades, chers amis,

 

Cet après-midi, à la veille de l’automne boréal ou du printemps austral, il est opportun de se rappeler quelques unes des paroles qui ont inspiré la vie du camarade président :

 

Il croyait fermement en la liberté. “Liberté pour que chaque citoyen, en accord avec sa conscience et ses croyances, apporte sa collaboration a la tâche collective”.

 

Il lutta pour l’Égalité. “L’égalité indispensable pour que soient reconnus à chaque homme la dignité et le respect qu’il est en droit d’exiger.”.

 

Il chercha à “créer une nouvelle société capable de progrès continu dans les domaines matériel, technique et scientifique. Et capable aussi d’assurer à ses intellectuels et à ses artistes les conditions requises pour qu’ils puissent exprimer une véritable renaissance culturelle.”

 

“Créer une société capable de permettre la coexistence de tous les peuples : la coexistence avec les nations avancées dont l’expérience peut être d’une grande utilité dans nos efforts d’autodépassement. Créer, enfin, ajoutait-il, une nouvelle société capable de coexister avec les nations dépendantes sous toutes les latitudes, auxquelles nous voulons témoigner notre solidarité fraternelle.”

 

Ceci, je crois, est ce dont le président aurait aimé que nous nous rappelions cet après-midi. Non parce que ce sont des phrases dont il était profondément convaincu et qu’elles constituent l’essence évocatrice de son histoire personnelle, d’une vie engagée dans la politique, ce qu’elles sont sans aucun doute; mais aussi parce qu’elles constituent un souvenir, un rappel, qui frappe nos consciences alors que nous sommes encore à mi-chemin.

 

Pardonnez-moi de vous faire part de cette réflexion, mais nous avons atteint un nouveau record dans le monde. Il y a plus de mille millions de gens qui souffrent de malnutrition dans le monde. Les nouvelles estimations de la FAO signalent que, cette année, le total des êtres humains en situation de malnutrition atteindra le chiffre stupéfiant de 1 milliard 20 millions. Nous sommes chaque jour plus loin de l’objectif convenu par le Sommet mondial de l’alimentation à l’effet de réduire de moitié le nombre de personnes qui souffrent de la faim avant 2015.

 

La véritable pandémie mondiale, le cri muet déchirant de la faim – qui affecte un sixième de l’humanité – représente un risque sérieux pour la sécurité et la paix sur la planète. Sûrement que le camarade président n’aurait pu laisser passer cette occasion sans se référer à une douleur qui, comme celle-ci, occuperait à demeure ses réflexions à la fois sereines et rebelles. Ou, peut-être, nous aurait-il mis en garde contre les effets produits par notre développement sur le Réchauffement Global.

 

Aujourd’hui, à un peu plus d’un siècle de la naissance de Salvador Allende Gossens, nous commémorons une nouvelle année depuis les événements fatidiques du Coup d’état militaire au Chili. Nous nous souvenons du président constitutionnel mort en défendant la démocratie et, comme il le dira, payant de sa vie la loyauté du Peuple, pénétré des valeurs et des principes auxquels il ne fut jamais disposé à faillir.

 

Devant cet arc, comme à l’époque des monuments commémoratifs de la Rome antique, aujourd’hui aussi, nous célébrons le triomphe, non pas militaire, comme c’était le cas à cette époque, mais certes la victoire des idées sur la brutalité, la cupidité et l’intolérance.

 

Nous sommes face à un arc, aussi puisant et peut-être plus encore plus que ceux-là, parce qu’il représente les valeurs humaines universelles  qui ont guidé la vie du président Allende.

 

Une sculpture qui évoque la nostalgie du naturel, de l’abondant et de l’exubérant, comme ce très beau parc de la généreuse ville de Montréal, le parc Jean-Drapeau, du nom d’un serviteur public éminent de cette ville. Qui nous rappelle les forêts humides du sud du Chili. Ou les riches terres tropicales de notre Amérique Latine.

 

Une sculpture qui peut aussi représenter la noble attitude de notre diaspora qui plonge ses racines dans son destin, tout comme l’accueil fraternel de ceux qui furent leurs hôtes. La solidité des racines culturelles de nos compatriotes et, comme les palétuviers de notre Amérique brune, la volonté de pousser ses racines en d’autres terres.

 

Tous les hommes et les femmes de bien – sans distinction de foi, de race ou d’idéologie politique -, passent alors sous cet arc.

 

Mesdames et messieurs, camarades

 

Je retournerai vers ma patrie, heureuse d’avoir partagé cet événement avec vous, je reviendrai à ma “petite patrie”, à ma commune de Ňuñoa, satisfaite, une fois de plus, de cette cérémonie empreinte de sens. Je reviendrai embrasser ma famille et je leur dirai, une fois encore, que le grand-père Salvador n’a pas semé dans le désert, que son sacrifice ne fut pas vain. Qu’en ces terres lointaines du nord de l’Amérique, au Canada, comme en plusieurs endroits sur la face de la terre, l’espoir en un monde meilleur est toujours vivant.

 

Merci beaucoup.

 

Maya Fernández Allende

 

Montréal, Canada, 11 septembre 2009

(traduit de l’espagnol par André Marcoux) 

 

 

 

 

 

Retour

 

 

 


 

Hommage à Salvador Allende de Carmen Quintana

 

 

 

J’aimerais commencer en saluant toutes les autorités présentes. Merci aux membres de la Fondation Salvador Allende qui m’ont invitée à cette grande initiative. C’est un grand honneur pour moi de pouvoir rendre hommage à Salvador Allende, un grand homme que j’ai toujours admiré!

Pourquoi un monument en honneur à Salvador Allende dans la Ville de Montréal?

Premièrement, pour ce qu’il représente, soit les principes les plus humanistes qu’un être humain puisse incarner. Il était le plus grand défenseur de la démocratie  comme valeur…situation qu’en l’actualité, très peu de pays se questionnent comme façon de s’organiser. Allende représenta aussi, la défense absolue des Droits Humains de toutes les personnes et spécialement celle des enfants, garçons et filles.

Salvador Allende était un fils d’avocat, sa profession était médecin, il avait eu tout ce dont la majorité des chiliens n’avait pas pu avoir et… malgré cela, son option humaniste le transporta autour du monde en redonnant la dignité au peuple chilien.

Il se préoccupait du développement de l’enfance et du rôle que la nutrition jouait en ce sens. Lors de sa mort,  j’avais environ 6 ans et je profitais déjà, avec mes cinq frères et sœurs, du demi-litre de lait que de façon gratuite et par son commandement, était fournie à chaque enfant par jour, aidant ainsi les familles les plus carencées de mon pays.

Allende représente ce qu’il y a de plus pur et idéal pour promouvoir la démocratie, qui est la participation civique active et la motivation que chacun des citoyens, spécialement les plus démunis, peut construire un projet-pays distinct où ils peuvent en faire partie. C’est ainsi que, étant jeune, je vivais dans une atmosphère joyeuse chez moi, mon père qui nous parlait de comment la qualité de vie était meilleure et ma mère qui participait activement à ces changements avec les citoyens du quartier.

Salvador Allende montra à nos parents que la vie pouvait continuer plus loin que l’usine, et par dessus tout, que les enfants n’avaient pas à être condamnés d’office à ce dont eux étaient condamnés, que c’était possible!  Je peux vous dire que je fais partie de la première génération de professionnels de ma famille, ça n’a pas été facile, mais croyez-moi ça a valu la peine et même lorsque l’on vous donne la chance, on en veut toujours plus!! De cette façon, j’ai aujourd’hui une maîtrise en psychologie et je termine mon doctorat.

C’est tellement banal de parler de ces choses-là dans un pays développé, mais ce n’est pas ainsi pour un pays en voie de développement comme le mien. Aujourd’hui, comme mère, comme professionnelle qui travaille, comme femme, je serais enchantée d’avoir quelques certitudes que nous avons perdues durant la dictature et que nous avions acquisses avec Allende. Comme l’est l’accès égalitaire et de qualité à l’éducation pour tous les enfants et adolescents chiliens. Aujourd’hui, au Chili, en l’année 2009, nous avons une éducation que déjà au berceau discrimine et divise la société chilienne en classes.

Vous ne pouvez pas savoir combien j’aimerais que mes parents, qui ont travaillé toute leur vie, puissent avoir accès à un système de santé, d’assistance sociale ou de retraite de qualité pour le reste de leurs vies et qu’ils ne vivent plus dans l’incertitude complète dans la quelle nous vivons, et ce, à cause du système de marché qui régit ces services pour les chiliens aujourd’hui. Je ne nie pas que durant le gouvernement de la concertation il y a eu des avances, mais ceux dont Allende voulait instaurer, étaient si révolutionnaires pour l’époque, mais si brusquement coupés.

La dictature prétendit effacer son héritage, elle bombarda La Moneda,  arrêta et exila beaucoup de chiliens tuant et faisant disparaître ceux qui nuisaient, ils ont supprimé et anéanti la liberté d’expression en réprimant  les grèves de façon sauvage. Suite à cela, une multitude de frontières, des peuples solidaires se sont ouverts pour les chiliens pendant ces longues années de souffrance. C’est ainsi que je fus moi-même accueillie au Canada, avec toute ma famille par un peuple québécois solidaire, chaleureux et soucieux de notre bien-être. Je vous suis profondément reconnaissante.

Rien de ce qui fit la dictature n’arriva à le faire oublier! Même dans une journée comme aujourd’hui, à des milliers de kilomètres de Santiago, des groupes de personnes qui ne connaissent pas le Chili, se réunissent en différentes parties du monde afin de lui rendre hommage, car son pari pour les gens démunis était le bon. 

C’est pour cela que je pense qu’il transcenda au niveau mondial. Nous- nous remémorerons de lui à chaque fois que cela sera nécessaire; des parcs, de rues, des monuments ont été et seront érigés en son honneur, il est sans doute le chilien le plus reconnu au monde.

Je finis mon hommage en citant une de ses phrases les plus célèbres qui fut énoncée lorsque La Moneda était bombardée par la dictature.

Plus tôt que tard s’ouvriront les grands boulevards par où passera l’homme LIBRE!

 

 

Merci beaucoup!

 

Carmen G. Quintana

 

 

Retour

 

 

 


.

Remerciements de la Fondation Salvador Allende de Montréal

 

La communauté chilienne du Québec remercie profondément la Ville de Montréal d'avoir permis la réalisation de ce monument intitulé L'ARC, à la mémoire du président Salvador Allende. Elle est aussi reconnaissante à la société québécoise et à toute la population canadienne de l'accueil solidaire qu'elles lui ont offert pendant toutes ces années de dictature dans leur pays d'origine.

Avec cette oeuvre d'art public érigée au Par Jean-Drapeau, Montréal rejoint les centaines de villes dans le monde qui honorent, chacune à leur façon, la mémoire de Salvador Allende.

La Fondation Salvador Allende de Montréal exprime sa reconnaissance et sa gratitude à toutes les organisations et personnes qui ont collaboré à la réalisation de ce beau projet. Il serait trop long de les énumérer ici. Cependant, nous tenons à souligner le travail acharné de M. Marcel Tremblay, à l'époque Conseiller de la Ville dans le district Notre-Dame-de-Grâce et membre du comité exécutif de la Ville , qui a rendu possible la réussite du projet dans un délai relativement bref.

 

 

Retour

 

 

 

 


Sa

Commémoration du centenaire de la naissance de Salvador Allende, née le 26 juin 1908.

La Fondation Salvador Allende - Montréal fut créée en 2008. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif, consacré à maintenir la mémoire de l’ancien président du Chili et à promouvoir le sens et la portée de sa conception d’un projet de société plus juste

Sa première activité a été d'organiser une levée de fonds permettant de financer en partie le monument qui fut érigé au Parc Jean-Drapeau de l’île Notre-Dame et inauguré en septembre 2009. Depuis ce temps, elle organise diverses activités qui correspondent à son mandat. André Jacob, professeur  retraité de travail social à l’UQAM, est son président.

Le  20 juin 2008, un acte de commémoration du centenaire de la naissance de Salvador Allende a été effectué dans le hall central de la ville de Montréal. Cet acte a compté sur la participation du Maire de Montréal, Monsieur Gérald Tremblay, Monsieur Marcel Tremblay, conseiller de la ville et membre du comité  exécutif et de plusieurs consuls latino-américains.

Retour

 

            

 

Discours de Zaida Nuñez, première présidente de la Fondation Salvador Allende de Montréal.


100e ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE DU PRÉSIDENT DU CHILI,  SALVADOR ALLENDE

 

Mesdames, Messieurs, chers amis et amies,

 

Le 26 juin 2008, le Chili et la diaspora chilienne à travers le monde célébreront le 100e anniversaire de naissance de l’ancien président du Chili, le Dr Salvador Allende Gossens, né  à Valparaíso, ville patrimoine de l’humanité, le 26 juin 1908.

 

Au Chili, cet événement sera souligné à travers plusieurs activités, y compris le lancement par la Société des Postes du Chili d’un timbre spécial consacré à Allende. La Chambre des communes du Canada a souligné, le 9 juin, le centenaire de la naissance de Salvador Allende. L’Assemblée nationale du Québec lui a rendu hommage le 17 juin.

 

Salvador Allende est venu à Montréal en 1968, lorsqu’il était sénateur, participer à une conférence pour la paix au Vietnam . Deux années plus tard, le 4 septembre 1970, il est élu président du Chili sous la bannière de l’Unité populaire (UP).

 

Il entreprend un vaste programme de réformes économiques, sociales, politiques et culturelles, qu’il décrit comme la « voie chilienne vers le socialisme ». Le cuivre, principal produit d’exportation, lequel, selon l’expression d’Allende, constituait « le salaire du Chili », est nationalisé. Le Parlement appuie, de façon unanime, la nationalisation du cuivre.

 

Cependant, son gouvernement est durement attaqué par la droite, avec la complicité des États-Unis et de l’armée. C’est ainsi que, le 11 septembre 1973, a lieu le sanglant coup d’État et la Junte militaire, dirigée par le général Pinochet, s’installe au pouvoir. Il met ainsi fin au gouvernement d’Allende et au projet démocratique chilien vers le socialisme, l’un des projets politiques et sociaux des plus extraordinaires du XXe siècle.

 

Le 11 septembre 1973, avant sa mort, Allende s’adresse à son peuple pour la dernière fois. Dans un discours mémorable, il dit avec émotion : « D’autres hommes surmonteront ces moments gris et amers où la trahison prétend s’imposer. Sachez que plus tôt que tard s’ouvriront les grandes avenues par où passera l’homme libre pour construire une société meilleure ».

À la suite du coup d’État, des milliers de chiliens quittent le pays à la recherche d’une terre de refuge.  Plus de 10.000 Chiliens viennent s’établir à Montréal, grâce à l’accueil solidaire du peuple québécois. La plupart sont restés ici et ils y ont planté leurs racines.

 

Depuis 1990, la communauté chilienne de Montréal développe une campagne pour que cette belle ville cosmopolite rende hommage à ce grand président du Chili qui fut Salvador Allende.

 

Le 4 septembre 1990, afin de souligner le 20e anniversaire de l’élection d’Allende, le Conseil chilien du Québec, ancêtre de notre actuelle Association des Chiliens, avait lancé une campagne de signatures pour demander à l’administration municipale de donner son nom à une rue ou à un parc de Montréal. Plus de 1.000 pétitions sont déposées à la réunion du Conseil municipal tenue le 9 octobre 1990. Notre requête est transmise à la commission de toponymie de la Ville. Cette démarche n’a jamais donné les résultats escomptés.

 

En 2003, à l’occasion du 30e anniversaire de la mort du président Allende, nous avons relancé cette campagne.

 

Actuellement, nous avons bon espoir que ce projet si cher à la communauté chilienne, de construire à Montréal, notre ville d’adoption, une œuvre d’art à la mémoire du président Allende verra le jour au Parc Jean-Drapeau, grâce à l’appui de M. Marcel Tremblay, membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal, de la direction du Parc Jean-Drapeau et des professionnels de cette Ville.

 

Nous souhaitons fortement que la Ville lance dans les plus brefs délais le concours public à cet effet. Ce sera la meilleure façon de commémorer le 100e anniversaire de naissance de ce grand défenseur des droits humains, économiques, sociaux et culturels du peuple chilien, et de ce combattant exceptionnel pour une société plus juste, plus solidaire et plus fraternelle pour tous les êtres humains.

 

Merci à la Ville de Montréal et à tous nos amis québécois et québécoises, pour votre appui à cette initiative consacrée à la mémoire du président Salvador Allende.

 

Intervention de Mme. Zaida Nuñez, ex-présidente de l’Association des chiliens, le  19 juin 2008

 

Retour

z

 


 

Salutations de la Chambre des communes et de l'Assemblée nationalele


 

 

Article 31

lundi 9 juin 2008

Version Défintive 14.13

Par : Barbot Vivian

Députée de Papineau

100

 

Monsieur le Président,

 

Salvador Allende est né à Valparaiso en 1908. Il fait ses études à l'université du Chili et obtient son diplôme de médecine. Il commence sa carrière politique en participant à la fondation du Parti socialiste. Il sera ensuite député, ministre de la Santé et sénateur. Son engagement politique le portera à la présidence du Chili en 1970 et il fut tué lors du coup d'État du 11 septembre 1973.

 

Malgré les difficultés qui ont suivi son élection, il met en oeuvre un vaste programme de gouvernement en distribuant de la richesse et créant une aire économique de propriété sociale.

Ici comme ailleurs, la communauté chilienne, composée de 12 000 personnes au Québec, se mobilisera pour souligner ce 100e anniversaire de ce défenseur exceptionnel des droits humains, économiques, sociaux et culturels.

 

En soulignant la présence sur la Colline de la présidente du Chili, Michèle Bachelet, mes collègues du Bloc québécois et moi-même joignons nos voix à celle de la communauté chilienne en ce 100e anniversaire.

 

Merci, monsieur le Président. 

.

 

 

Retour

 

 

 

 


Les travaux parlementaires


 

Les travaux parlementaires

Journal des débats

DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Le mardi 17 juin 2008 ― Vol. 40 N° 100

Souligner le centenaire de la naissance
de Salvador Allende, ex-président du Chili

M. Turp: Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement de cette Chambre pour présenter la motion suivante:

« Que l'Assemblée nationale souligne le centenaire de la naissance, le 26 juin 2008, de Salvador Allende qui fut président du Chili, élu démocratiquement en 1970 par un peuple qui voyait en lui l'espoir d'une société plus juste, plus solidaire et plus fraternelle pour tous. » Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Houda-Pepin): Merci, M. le député. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

M. Fournier: Il y a consentement pour l'adopter sans débat.  

 

 

 

 

Retour

 

 

 

 


Hommage de l'Assemblée nationale à Salvador Allende


Introduction

 

Le premier Ministre Jean Charest, la chef de l'opposition officielle Mme. Pauline Marois, la chef  du deuxième groupe d'opposition, Mme. Roy et le député Amir Khadir, saluent la mémoire de l' ancien président Salvador Allende et l'inauguration de l'oeuvre d'art en sa mémoire. Ils soulignent également la présence de Mme. Carmen Gloria Quintana. Voici le texte:  

ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC 

15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 1

Le Président: Merci. Toujours aux motions sans préavis, Mme la chef de l'opposition officielle.

Mme Marois: Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le premier ministre et député de Sherbrooke, la chef du deuxième groupe d'opposition et députée de Lotbinière, et le député de Mercier, la motion suivante:

«Que l'Assemblée nationale souligne le courage du peuple chilien dans le cadre du 100e anniversaire de naissance de M. Salvador Allende, ancien président du Chili, pour qui un monument a été inauguré à Montréal vendredi dernier ». ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 2

Je me permets, M. le Président, de souligner la présence de Mme Carmen Gloria Quintana, qui est dans nos tribunes aujourd'hui. On sait qu'elle a été résistante et victime de la répression sous Pinochet et qu'elle est devenue un véritable symbole de la résistance chilienne à la dictature.

Le Président: Alors, cette motion... Il y a consentement, donc cette motion est adoptée.

M. Dupuis: ...pour en débattre, M. le Président, d'abord par la chef de l'opposition officielle, ensuite par la chef du deuxième groupe d'opposition, par le député de Mercier, et par le premier ministre, pour des interventions d'environ deux minutes chacune.

Le Président: Très bien. Alors, nous allons donc procéder dans l'ordre. Mme la chef de l'opposition officielle.

Mme Marois: Oui. Merci, M. le Président. Je peux vous dire que c'est avec beaucoup de fierté que je prends la parole aujourd'hui pour, dans le fond, célébrer, célébrer l'amitié entre les peuples québécois et chiliens, et rappeler, rappeler le fait qu'un grand homme politique, M. Salvador Allende, avait pris fait et cause pour son peuple, avait décidé de le faire progresser. Et on avait pu constater déjà des changements remarquables au Chili, jusqu'à ce que celui-ci malheureusement soit renversé et que la dictature s'implante, avec toutes les exactions qu'on a connues d'ailleurs sous cette même dictature. Et Mme Gloria Quintana, qui est aujourd'hui avec nous, en a été une des victimes. Elle a d'ailleurs courageusement fait la promotion des droits humains et, à travers le monde, expliqué ce qu'était ce grand peuple qu'est le peuple chilien. Et les changements que l'on a pu constater depuis quelques années sont tout à l'honneur de ce peuple qui a su retrouver la dignité et pouvoir vivre dans la démocratie.

C'est une relation forte qui grandit depuis plusieurs décennies avec le peuple chilien, depuis en fait que des milliers de Chiliens ont choisi de venir vivre parmi nous, au Québec, pour exister tel qu'ils l'entendaient. Ils ont depuis contribué à façonner le Québec et ils font dorénavant bel et bien partie de ce que nous sommes. Cependant, je le rappelle, nous ne devons pas oublier que, dans bien des cas, c'est une tragédie qui a précédé et suscité l'arrivée ici de nos amis chiliens. Dans la joie que nous avons de les accueillir, nous ne devons pas oublier que c'est avec au coeur la douleur de l'exil qu'ils sont venus à nous. Je veux à nouveau redire notre amitié au peuple chilien, et merci, et bienvenue, Mme Quintana, d'être avec nous.

Le Président: Mme la chef du deuxième parti d'opposition.

Mme Roy: Merci, M. le Président. Je veux à mon tour saluer Mme Quintana et ses invités de venir ici, à l'Assemblée nationale, pour la présentation de cette motion.

Ce que je retiens de M. Allende, c'est sa persistance, sa persistance à vouloir servir son peuple, c'est finalement à sa quatrième tentative qu'il a été élu. Nous savons tous que ça prend du courage pour entreprendre des réformes. Il a réussi, avec sa dévotion et sa fidélité envers son peuple, à lui donner des institutions démocratiques à l'abri de la corruption. ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 3

Une réforme agraire, une nationalisation de plusieurs entreprises sont le fruit de son travail. Cette lutte, et cette fidélité qu'Allende a eue envers son peuple, doit nous inspirer ici, en cette Assemblée, et ça doit demeurer un enseignement pour nous tous. Jamais malgré les épreuves, jamais malgré les obstacles, au grand jamais nous ne devons oublier que nous sommes ici pour servir les Québécois et que nous devons tous les jours placer leurs intérêts au-delà de toute considération. C'est ce qu'a su faire, de façon très généreuse, M. Allende, c'est ce que <sait>savent faire tous ces Chiliens qui continuent de porter le flambeau de la démocratie. Je les en remercie et je les assure de notre amitié. Merci.

Le Président: M. le député de Mercier.

M. Khadir: M. le Président, le 11 septembre 1973, le palais présidentiel, le palais de Moneda, a été bombardé, et dans ce bombardement et dans les heures qui ont suivi est mort un homme de gauche, un médecin qui est un modèle social et politique pour ma personne sur un plan individuel, et j'espère qu'il sera une source d'inspiration comme il l'est actuellement dans l'ensemble de l'Amérique latine pour le peuple québécois.

Pourquoi Salvador Allende est mort aussi tragiquement? Parce qu'il a... il s'est tenu debout. Parce qu'il n'a pas voulu accepter l'inacceptable, c'est-à-dire de renoncer à l'indépendance de son peuple. Il n'a pas voulu renoncer à l'exercice libre qui permettait à Salvador Allende et à son gouvernement d'Unité populaire, dans les années soixante-dix, lorsqu'il a pris le mandat de nationaliser le secteur minier... Un rêve qu'a caressé aussi René Lévesque, hein? Dans les... Dans une confidence faite par M. Parizeau à Richard Desjardins et qu'il rapporte dans une entrevue, M. Parizeau disait que René Lévesque et les indépendantistes des années soixante ont envisagé en même temps que l'hydroélectricité de nationaliser le secteur minier. Or, cette nationalisation a eu des retombées si grandes pour le Chili, si appréciables que même le dictateur Pinochet, qui ne s'est pas gêné pour privatiser un peu n'importe quoi, tout sur son chemin pendant son mandat, n'a pas pu toucher à cette nationalisation.

C'est en ces termes, je crois, c'est-à-dire le legs politique véritable de Salvador Allende, un, son désir d'indépendance économique pour son peuple et, deux, le fait qu'il s'est tenu debout devant les diktats du marché, que nous devons célébrer la mémoire de Salvador Allende. Merci beaucoup.

Le Président: M. l

 

Premier ministre.

M. Charest: Merci, M. le Président. Je veux à mon tour saluer la présence de Mme Quintana et les représentants de la communauté chilienne. Le gouvernement du Québec appuie la motion qui nous est proposée aujourd'hui.

C'est l'occasion de souligner le 100e anniversaire de naissance du président Allende et c'est l'occasion de souligner le courage exceptionnel du peuple chilien, qui, en 1973, ont vécu un coup d'État, et un coup d'État qui a mis fin au mandat du président Allende, qui s'était lancé dans une vaste réforme de son pays et qui avait mis en place, entre autres, des politiques qui visaient une plus grande couverture sociale de ses citoyens. ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 4

Le Chili a vécu par la suite des années noires, des années extrêmement difficiles, et c'est à cette époque que le Québec a accueilli de nombreux Chiliens qui, en se réfugiant chez nous, étaient à la recherche d'une certaine sérénité pour refaire leur vie. Et ils ont... ils ont été à la recherche de cette sérénité, et la population québécoise, solidaire du peuple chilien, les a accueillis à bras ouverts, M. le Président.

J'ai moi-même été témoin, lorsque la présidente Michelle Bachelet a fait une visite officielle au Québec l'an dernier – je pense que c'était le printemps de 2008, dans le cadre des Fêtes du 400e – de l'émotion que vivaient plusieurs ressortissants chiliens devenus depuis ce temps-là des Québécois, des Canadiens, qui vivaient un moment de réconciliation au fait qu'ils pouvaient parler à leur présidente, toucher. Ils vivaient... On le sentait très bien, on était témoins à distance de moments, de rencontres qui étaient très émouvants pour ceux qui en étaient témoins.

Nous voulons aujourd'hui souligner les efforts extraordinaires de ce peuple qui, en 1988, lors de la tenue d'un référendum, a marqué le début d'une période de transition qui va mettre fin à plus de 16 ans de dictature militaire. Tout ça a culminé avec des élections présidentielles en 1990 et une série d'élections qui depuis ce temps-là ont permis au Chili de s'ouvrir au monde entier comme nul autre pays ne l'a fait. Ils ont même signé 57 accords commerciaux. Je pense qu'il n'y a pas un autre pays au monde qui a fait autant d'accords de libre-échange qu'a faits le Chili.

Il y a là-dedans aussi des parallèles avec le Québec. C'est un pays qui est très ouvert. C'est un gouvernement qui d'une génération à l'autre souhaite maintenant maintenir la règle de droit et qui se rappelle sans doute avec une certaine douleur cet anniversaire de naissance du président Allende, qui sans doute s'engage à nouveau sur la voie de la démocratie.

Je veux, au nom de tous les Québécois, aujourd'hui, M. le Président, dire avec quelle compassion nous partageons cet anniversaire avec le peuple chilien. Je veux dire à tous les Québécois qui sont d'origine chilienne que nous sommes très fiers qu'ils aient choisi de venir ici, au Québec, construire l'avenir du Québec avec nous. Merci.

 

Le Président: Cette motion est adoptée? Elle est adoptée.

 

 

 

Retour

 

 

 

 

Le concours public et la démarche du jury


Un concours public sur invitation est lancé auprès d'artistes québécois.

Ensuite, un jury a été constitué, composé de membres désignés par la Ville de de Montréal. Ce jury a sélectionné et invité trois finalistes à présenter des maquettes de l'oeuvre. Le jury finalement détermina le gagnant, en appliquant les critères établis dans le plan d'action en art public de la ville.

 

 

Retour

 

 

 

 


 Rapport de la représentante chilienne , Beatriz Valdebenito


.

RAPPORT DE LA REPRÉSENTANTE CHILIENNE AU JURY DE LA VILLE DE MONTRÉAL POUR

UN MONUMENT D'ART PUBLIQUE EN HOMMAGE A SALVADOR ALLENDE




 

Les membres du jury:


Leslie Johnstone                                     Conservateur du Musée d'Art
                                                               Contemporain de Montréal.

Isabelle Lelarge                                     Directrice de la revue d'Art
                                                                ETC. Montréal.


Beatriz Valdebenito                               Artiste, représentante de la communauté
                                                                chilienne de Montréal.


Chantal Boulanger                                 Agente de développement culturel                                      

                                                                Direction du développement culturel et des

                                                                Bibliothèques de la ville de Montréal.

 

  Laurier Lacroix                                    Historien d'art et professeur à la
                                                            Université du Québec à Montréal.


  Michel Demers                                     Directeur du Département de la Culture,
                                                             Sport, loisirs et développement social de
                                                             L’arrondissement Ville Marie.


  Gilles Ballard                                        Directeur du Service de l’exploitation du parc Jean-Drapeau                                                                    .
                                                 
           




Les étapes du concours organisé par le Département d'art public de la Ville de Montréal.



Première rencontre : octobre 2008

Le jury a reçu les propositions de candidatures des artistes professionnels qui répondaient aux exigences du concours. Nous avons étudié et sélectionné une vingtaine de candidats à qui nous avons demandé de nous présenter leur documentation et  leur intérêt pour le projet.


Deuxième rencontre : novembre 2008

Le jury a reçu douze candidatures.
Après une discussion longue et animée dans laquelle nous avons vu défiler de belles images de l'art contemporain d’ici, trois artistes ont été choisis. Ils avaient environ deux mois pour préparer leur maquette et chacun a reçu 3000 $ pour sa réalisation.

 
Les noms de trois finalistes sont:

Gilbert Boyer
Michel de Broin
Francine Larivée


Troisième et dernière rencontre
Février 2009

Avec beaucoup d'enthousiasme et d’intérêt, le jury a pu observer les maquettes des artistes qui sont venus personnellement présenter leurs projets.


Nous avons pu constater la grande implication et le respect pour les idéaux et les valeurs de la pensée de Salvador Allende. Cette étape fut très intéressante ; chacun des artistes a abordé le thème avec excellence et originalité. Cette évaluation a été très importante, car il fallait analyser le symbolisme et l'esthétique de l'œuvre, parallèlement aux défis dont doit tenir compte l'art public: intempéries, les basses températures, le vandalisme, la sécurité publique, etc.

Enfin, le jeune et talentueux sculpteur Michel de Broin a été choisi à l’unanimité.

En septembre 2009, le Parc Jean-Drapeau recevra le monument "L’Arc".
L'artiste a choisi la forme d’un arbre, qui, dans sa mystérieuse courbe, suggère le pont qui relie le pays d’origine à la terre qui nous a accueillis. L’oeuvre fera partie de ce magnifique Musée en plein air, appelé Art public.
 

Je suis très reconnaissante envers les membres du jury, pour leur professionnalisme, leur engagement et la sensibilité manifestée par chacun d'eux. Sans cette précieuse contribution, le concours n'aurait pas atteint le niveau d’excellence obtenu.


   Comme représentante de la communauté chilienne au sein du jury, j’ai pu constater le respect et la reconnaissance universelle qu’inspirent la pensée et la figure de Salvador Allende sur cette terre d'accueil.


Beatriz Valdebenito





 


Michel de Broin remporte le concours d'art public à la mémoire de Salvador Allende


 

Montréal, le 27 mars 2009 - Mme Catherine Sévigny, responsable de la culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, est heureuse d'annoncer que l'artiste en arts visuels, M. Michel de Broin, a remporté le concours d'art public visant à créer une œuvre à la mémoire de Salvador Allende, en collaboration avec l'Association des Chiliens du Québec.

 

« Par ce geste de solidarité, nous voulons saluer les valeurs humanitaires qui ont guidé la vie de Salvador Allende et en même temps rendre hommage aux montréalais d'origine chilienne. L'installation de l'œuvre de l'artiste Michel de Broin à l'Île Notre-Dame viendra renforcer le caractère international du parc Jean-Drapeau, en plus d'enrichir notre collection d'art public. Je souhaite que cette œuvre puisse contribuer à faire connaître aux Montréalais l'histoire et la culture de la communauté chilienne grâce au talent de l'un de nos plus grands artistes en arts visuels, Michel de Broin », de déclarer Mme Sévigny.

 

L'œuvre d'art soulignera les valeurs de démocratie défendues par Salvador Allende au cours de sa vie. De nature sculpturale, l'œuvre sera installée à l'Île Notre-Dame, dans les jardins des Floralies. Elle côtoiera d'autres œuvres d'art offertes à la Ville notamment par le Mexique, la France et le Portugal. Ce site a été choisi parce qu'il accueille, depuis 1967, des événements à caractère international et interculturel, dont l'Exposition universelle, les Floralies internationales et le Festival multiculturel.

 

La sculpture de Michel de Broin figurera un arbre courbé en forme d'arc. Symbole de l'enracinement du peuple chilien, à la fois au Chili et en terre d'Amérique, l'œuvre reprendra l'image forte de l'arche. Métaphore de commémoration, l'œuvre incarnera de manière sensible l'idéal d'Allende pour un monde meilleur.

 

Le jury était composé des sept membres suivants :

 

 Mme Isabelle Lelarge, directrice de la revue ETC;

 Mme Lesley Johnstone, conservatrice au Musée d'art contemporain;

 M. Laurier Lacroix, professeur d'histoire de l'art à l'UQAM;

 M. Gilles Ballard, directeur de l'exploitation au parc Jean-Drapeau

 Mme Beatriz Valdebenito, représentante de la communauté chilienne;

 M. Michel Demers, chef de division culture et bibliothèques de l'arrondissement Ville-Marie;

 Mme Chantal Boulanger, agente de développement culturel du Bureau d'art public du SDCQMVDE.

 

L'artiste Michel de Broin

Artiste montréalais, Michel De Broin vit et travaille à Montréal et à Berlin. Il est récipiendaire de plusieurs prix dont celui de la Fondation Sobey Art Award en 2007, le prix de reconnaissance de l'UQAM et le prix Graff en 2006 ; il s'est aussi mérité le prix Pierre-Ayot de la Ville de Montréal en 2002. Au cours des dernières années, il a notamment exposé au Musée d'art contemporain du Val-de-Marne (Vitry-sur-Seine, 2008), au Centre d'art Villa Arson (Nice, 2008), au Musée des beaux-arts du Canada (2006 et 2007), au Musée national des beaux-arts du Québec (2006), à la Berlinische Galerie (Berlin, 2007), au Kunstverein Wolfsburg (Wolfsburg, 2006), au Kuenstlerhaus Bethanien (Berlin 2006), à la  galerie Christian Nagel (Berlin, 2005), à la galerie Isabella Bortolozzi (Berlin, 2005) et  à La Bf15 (Lyon, 2005). Son œuvre monumentale « Révolutions » installée dans le parc Maisonneuve-Cartier fait maintenant partie du paysage Montréalais.

 

Le coût total du projet est de 86 914 $. L'Association des Chiliens du Québec assumera une partie des coûts de réalisation de l'œuvre, soit la somme de 30 000 $.

 

 

Retour

 


 

 

 

Assemblée nationale


Introduction

Le premier Ministre Jean Charest, la chef de l'opposition officielle Mme. Pauline Marois, la chef  du deuxième groupe d'opposition, Mme. Roy et le député Amir Khadir, saluent la mémoire de l' ancien président Salvador Allende et l'inauguration de l'oeuvre d'art en sa mémoire. Ils soulignent également la présence de Mme. Carmen Gloria Quintana. Voici le texte:  

ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 1

Le Président: Merci. Toujours aux motions sans préavis, Mme la chef de l'opposition officielle.

Mme Marois: Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le premier ministre et député de Sherbrooke, la chef du deuxième groupe d'opposition et députée de Lotbinière, et le député de Mercier, la motion suivante:

«Que l'Assemblée nationale souligne le courage du peuple chilien dans le cadre du 100e anniversaire de naissance de M. Salvador Allende, ancien président du Chili, pour qui un monument a été inauguré à Montréal vendredi dernier ». ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 2

Je me permets, M. le Président, de souligner la présence de Mme Carmen Gloria Quintana, qui est dans nos tribunes aujourd'hui. On sait qu'elle a été résistante et victime de la répression sous Pinochet et qu'elle est devenue un véritable symbole de la résistance chilienne à la dictature.

Le Président: Alors, cette motion... Il y a consentement, donc cette motion est adoptée.

M. Dupuis: ...pour en débattre, M. le Président, d'abord par la chef de l'opposition officielle, ensuite par la chef du deuxième groupe d'opposition, par le député de Mercier, et par le premier ministre, pour des interventions d'environ deux minutes chacune.

Le Président: Très bien. Alors, nous allons donc procéder dans l'ordre. Mme la chef de l'opposition officielle.

Mme Marois: Oui. Merci, M. le Président. Je peux vous dire que c'est avec beaucoup de fierté que je prends la parole aujourd'hui pour, dans le fond, célébrer, célébrer l'amitié entre les peuples québécois et chiliens, et rappeler, rappeler le fait qu'un grand homme politique, M. Salvador Allende, avait pris fait et cause pour son peuple, avait décidé de le faire progresser. Et on avait pu constater déjà des changements remarquables au Chili, jusqu'à ce que celui-ci malheureusement soit renversé et que la dictature s'implante, avec toutes les exactions qu'on a connues d'ailleurs sous cette même dictature. Et Mme Gloria Quintana, qui est aujourd'hui avec nous, en a été une des victimes. Elle a d'ailleurs courageusement fait la promotion des droits humains et, à travers le monde, expliqué ce qu'était ce grand peuple qu'est le peuple chilien. Et les changements que l'on a pu constater depuis quelques années sont tout à l'honneur de ce peuple qui a su retrouver la dignité et pouvoir vivre dans la démocratie.

C'est une relation forte qui grandit depuis plusieurs décennies avec le peuple chilien, depuis en fait que des milliers de Chiliens ont choisi de venir vivre parmi nous, au Québec, pour exister tel qu'ils l'entendaient. Ils ont depuis contribué à façonner le Québec et ils font dorénavant bel et bien partie de ce que nous sommes. Cependant, je le rappelle, nous ne devons pas oublier que, dans bien des cas, c'est une tragédie qui a précédé et suscité l'arrivée ici de nos amis chiliens. Dans la joie que nous avons de les accueillir, nous ne devons pas oublier que c'est avec au coeur la douleur de l'exil qu'ils sont venus à nous. Je veux à nouveau redire notre amitié au peuple chilien, et merci, et bienvenue, Mme Quintana, d'être avec nous.

Le Président: Mme la chef du deuxième parti d'opposition.

Mme Roy: Merci, M. le Président. Je veux à mon tour saluer Mme Quintana et ses invités de venir ici, à l'Assemblée nationale, pour la présentation de cette motion.

Ce que je retiens de M. Allende, c'est sa persistance, sa persistance à vouloir servir son peuple, c'est finalement à sa quatrième tentative qu'il a été élu. Nous savons tous que ça prend du courage pour entreprendre des réformes. Il a réussi, avec sa dévotion et sa fidélité envers son peuple, à lui donner des institutions démocratiques à l'abri de la corruption. ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 3

Une réforme agraire, une nationalisation de plusieurs entreprises sont le fruit de son travail. Cette lutte, et cette fidélité qu'Allende a eue envers son peuple, doit nous inspirer ici, en cette Assemblée, et ça doit demeurer un enseignement pour nous tous. Jamais malgré les épreuves, jamais malgré les obstacles, au grand jamais nous ne devons oublier que nous sommes ici pour servir les Québécois et que nous devons tous les jours placer leurs intérêts au-delà de toute considération. C'est ce qu'a su faire, de façon très généreuse, M. Allende, c'est ce que <sait>savent faire tous ces Chiliens qui continuent de porter le flambeau de la démocratie. Je les en remercie et je les assure de notre amitié. Merci.

Le Président: M. le député de Mercier.

M. Khadir: M. le Président, le 11 septembre 1973, le palais présidentiel, le palais de Moneda, a été bombardé, et dans ce bombardement et dans les heures qui ont suivi est mort un homme de gauche, un médecin qui est un modèle social et politique pour ma personne sur un plan individuel, et j'espère qu'il sera une source d'inspiration comme il l'est actuellement dans l'ensemble de l'Amérique latine pour le peuple québécois.

Pourquoi Salvador Allende est mort aussi tragiquement? Parce qu'il a... il s'est tenu debout. Parce qu'il n'a pas voulu accepter l'inacceptable, c'est-à-dire de renoncer à l'indépendance de son peuple. Il n'a pas voulu renoncer à l'exercice libre qui permettait à Salvador Allende et à son gouvernement d'Unité populaire, dans les années soixante-dix, lorsqu'il a pris le mandat de nationaliser le secteur minier... Un rêve qu'a caressé aussi René Lévesque, hein? Dans les... Dans une confidence faite par M. Parizeau à Richard Desjardins et qu'il rapporte dans une entrevue, M. Parizeau disait que René Lévesque et les indépendantistes des années soixante ont envisagé en même temps que l'hydroélectricité de nationaliser le secteur minier. Or, cette nationalisation a eu des retombées si grandes pour le Chili, si appréciables que même le dictateur Pinochet, qui ne s'est pas gêné pour privatiser un peu n'importe quoi, tout sur son chemin pendant son mandat, n'a pas pu toucher à cette nationalisation.

C'est en ces termes, je crois, c'est-à-dire le legs politique véritable de Salvador Allende, un, son désir d'indépendance économique pour son peuple et, deux, le fait qu'il s'est tenu debout devant les diktats du marché, que nous devons célébrer la mémoire de Salvador Allende. Merci beaucoup.

Le Président: M. le premier ministre.

M. Charest: Merci, M. le Président. Je veux à mon tour saluer la présence de Mme Quintana et les représentants de la communauté chilienne. Le gouvernement du Québec appuie la motion qui nous est proposée aujourd'hui.

C'est l'occasion de souligner le 100e anniversaire de naissance du président Allende et c'est l'occasion de souligner le courage exceptionnel du peuple chilien, qui, en 1973, ont vécu un coup d'État, et un coup d'État qui a mis fin au mandat du président Allende, qui s'était lancé dans une vaste réforme de son pays et qui avait mis en place, entre autres, des politiques qui visaient une plus grande couverture sociale de ses citoyens. ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC – 15 septembre 2009 (transmis par - Salvador Allende au coeur - http://allendemontreal.wordpress.com/ ).- Page 4

Le Chili a vécu par la suite des années noires, des années extrêmement difficiles, et c'est à cette époque que le Québec a accueilli de nombreux Chiliens qui, en se réfugiant chez nous, étaient à la recherche d'une certaine sérénité pour refaire leur vie. Et ils ont... ils ont été à la recherche de cette sérénité, et la population québécoise, solidaire du peuple chilien, les a accueillis à bras ouverts, M. le Président.

J'ai moi-même été témoin, lorsque la présidente Michelle Bachelet a fait une visite officielle au Québec l'an dernier – je pense que c'était le printemps de 2008, dans le cadre des Fêtes du 400e – de l'émotion que vivaient plusieurs ressortissants chiliens devenus depuis ce temps-là des Québécois, des Canadiens, qui vivaient un moment de réconciliation au fait qu'ils pouvaient parler à leur présidente, toucher. Ils vivaient... On le sentait très bien, on était témoins à distance de moments, de rencontres qui étaient très émouvants pour ceux qui en étaient témoins.

Nous voulons aujourd'hui souligner les efforts extraordinaires de ce peuple qui, en 1988, lors de la tenue d'un référendum, a marqué le début d'une période de transition qui va mettre fin à plus de 16 ans de dictature militaire. Tout ça a culminé avec des élections présidentielles en 1990 et une série d'élections qui depuis ce temps-là ont permis au Chili de s'ouvrir au monde entier comme nul autre pays ne l'a fait. Ils ont même signé 57 accords commerciaux. Je pense qu'il n'y a pas un autre pays au monde qui a fait autant d'accords de libre-échange qu'a faits le Chili.

Il y a là-dedans aussi des parallèles avec le Québec. C'est un pays qui est très ouvert. C'est un gouvernement qui d'une génération à l'autre souhaite maintenant maintenir la règle de droit et qui se rappelle sans doute avec une certaine douleur cet anniversaire de naissance du président Allende, qui sans doute s'engage à nouveau sur la voie de la démocratie.

Je veux, au nom de tous les Québécois, aujourd'hui, M. le Président, dire avec quelle compassion nous partageons cet anniversaire avec le peuple chilien. Je veux dire à tous les Québécois qui sont d'origine chilienne que nous sommes très fiers qu'ils aient choisi de venir ici, au Québec, construire l'avenir du Québec avec nous. Merci.

Le Président: Cette motion est adoptée? Elle est adoptée.

 

 


 

 

 

 

 

Concert d'Alejandra Cifuentes Díaz


Concert-bénéfice de la Fondation Salvador Allende-Montréal

MONTREAL, le 4 mars /CNW Telbec/ - La jeune pianiste montréalaise 'origine chilienne, Alejandra Cifuentes Diaz, donnera un concert ce samedi 7mars, à 19 h, à la Paroisse Notre-Dame de Grâce de Montréal.

  

Durant la saison 2006-2007, Alejandra Cifuentes Diaz a donné plus de 20 concerts au Québec et en Ontario. En 2007-2008, elle a poursuivi des études avancées au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou. Durant l'année 2009, elle donnera un concert d'accompagnement avec des chanteurs d'opéra à Montréal (le 28 mars à l'Ecole de musique Vincent d'Indy). Des concerts sont aussi prévus au Chili, du 18 juin au 30 juillet.

   

Les recettes du concert du 7 mars seront versées à la Fondation Salvador Allende-Montréal et à l'Instance de coordination d'organismes chiliens du Québec. Elles serviront à financer l'érection d'un monument à la mémoire du président chilien Salvador Allende, assassiné lors du coup d'Etat du général Pinochet, le 11 septembre 1973.

   

Des oeuvres de Schubert et de Moussorgsky sont au programme. Une contribution volontaire de 15 $ serait appréciée.

   

Le concert aura lieu au 5333 avenue Notre-Dame de Grâce (métro Villa-Maria).

 

Source: André Jacob, président, Fondation Salvador Allende-Montréal

 

 

Retour

 

 

 


Exposition de peintures d'André Jacobd'André Jacob

 

Montréal, le 23 mars 2009

Au Centre culturel Georges-Vanier, du 1er au 18 avril

Exposition d’André Jacob

sous le thème: «Espace pour l’espoir»

au bénéfice de la Fondation Salvador Allende

Le sociologue, homme de lettres et professeur de travail social, André Jacob, tiendra une exposition de ses oeuvres, sous le thème:«Espace pour l’espoir», du 1er au 18 avril prochain, au Centre culturel Georges-Vanier, dans l’arrondissement Sud-Ouest de la ville de Montréal. La mairie de l’arrondissement a donné son appui afin de permettre la réalisation de cette exposition, qui sera au bénéfice de la Fondation Salvador Allende-Montréal.

Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi 4 avril, à 13h, au Centre culturel, au 2450 rue Workman (métro Lionel-Groulx), avec la participation de la mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest, madame Jacqueline Montpetit, et de la commissaire de l’exposition, madame Marilyn Rubenstein.

Qui est André Jacob?

Au plan professionnel, André Jacob a fait carrière à titre de professeur à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal. L’ensemble de son oeuvre académique lui a valu plusieurs prix prestigieux. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il a maintenu une vie artistique active, tant au plan des arts visuels qu’en littérature. Il compte une vingtaine d’expositions à son actif. Son travail a un caractère un peu «fauve» par la force et la richesse des couleurs, tout en présentant une force impressionniste riche d’émotions et de contrastes.

Ce n’est pas par hasard qu’André Jacob présente une exposition dans le but de soutenir la Fondation Salvador Allende. Depuis un long séjour au Chili dans les années 60, il a toujours manifesté sa solidarité avec le peuple chilien. Il a tout d’abord contribué activement à l’accueil des Chiliens et des Chiliennes dès le lendemain du coup d’État. Par la suite, il s’est impliqué dans la lutte contre la dictature militaire du général Pinochet. Son implication l’a conduit à écrire la biographie de Carmen Gloria Quintana, cette jeune femme qui fut brûlée par une patrouille militaire en 1986 et qui fut accueillie et soignée au Québec. Il a aussi publié «Carmen Quintana te parle de liberté», un livre qui a beaucoup circulé dans les écoles.

Un thème riche de signification

Cette exposition sous le thème «Espace pour l’espoir» comporte deux volets. L’un fait appel, effectivement, à l’espoir, celui de chercher au-delà d’événements douloureux (holocauste, guerres, tuerie à l’École Polytechnique de l’Université de Montréal, etc.), l’autre, inspiré de la nature, mais traduit par des abstractions, ouvre à une réflexion sur l’espace infini et mystérieux, renforcé par des couleurs profondes et chaudes et par des formes marquées pour l’ouverture vers... le monde que chacun et chacune souhaite réinventer.

Faire connaître l’oeuvre de Salvador Allende

La Fondation Salvador Allende-Montréal espère que cette expostion l’aidera à faire connaître l’oeuvre de cet éminent ancien président du Chili, qui a payé de sa vie sa fidélité à son peuple. Salvador Allende a été tué le 11 septembre 1973, lors du coup d’État organisé par les forces armées chiliennes et leur général-en-chef, Augusto Pinochet. La Fondation, grâce à la collaboration de la Ville de Montréal, vise à la réalisation d’un monument à la mémoire de Salvador Allende au cours de l’année 2009 et, par la suite, assumera d’autres mandats.

-----

Programme du vernissage du 4 avril

Maître de cérémonie:   Monsieur Erick Santana, directeur d’arrondissement

                                               arrondissement du Sud-Ouest, Montréal

            13h:     Mot de bienvenue et présentation du programme par le maître de                                    cérémonie, monsieur Erick Santana

            13h05  Mot de bienvenue de madame Jacqueline Montpetit, mairesse de l’arrondissement          du Sud-Ouest

            13h10 Mot de présentation de madame Marilyn Rubenstein,                                                   commissaire de l’exposition

            13h20 Présentation des oeuvres et de la démarche artistique, monsieur André Jacob

- 30 -

Source: Fondation Salvador Allende-Montréal

        Information:           André Jacob: (450) 474-4516              «jacob.andre@videotron.ca»

                              

 

 

 

Retour

 

 


 

 

 

Concert du groupe Intakto


 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Groupe Intakto donnera un spectacle

à l'UQAM le 29 mai prochain

                                                                                             

L’excellent groupe musical Intakto donnera une représentation, le vendredi 29 mai prochain, à 20h, à la salle Marie Gérin-Lajoie de l’UQAM (Métro Berri-UQAM). Le spectacle est produit par la Fondation Salvador Allende-Montréal et par l’Instance de coordination des organismes chiliens du Québec. Cette activité aidera au financement d’une oeuvre d’art qui honorera la mémoire de l’ancien président du Chili, Salvador Allende. C'est grâce à une entente entre la Ville de Montréal et les organismes mentionnés ci-haut que cette oeuvre pourra être réalisée.  En effet, le comité exécutif de la Ville a autorisé, le 26 mars dernier, la réalisation d’une sculpture à la mémoire de Salvador Allende, reconnaissant ainsi les valeurs humanitaires et démocratiques qui ont guidé sa vie. Par la même occasion, la Ville veut rendre hommage aux Montréalais d’origine chilienne. L’oeuvre choisie est celle du sculpteur Michel de Broin, une figure importante dans le monde des arts visuels au Canada. C'est au jardin Les Floralies du parc Jean-Drapeau que la sculpture sera érigée. De façon symbolique, l'oeuvre d'art sera dévoilée le 11 septembre prochain, date du coup d’État des militaires chiliens et de la mort tragique du président. 

Depuis 12 ans, Intakto nous séduit avec son style bien à lui. Le Groupe est le fruit de la rencontre d’une guitare du Sud et d’un violon du Nord. Ils s’impreignent de différentes influences dans leurs oeuvres musicales, en allant du folklore latino-américain à la chanson poétique du Québec, de la créativité de Piazzola, à la balade populaire, nous donnant ainsi une expérience musicale d’une grande richesse. Certaines de leurs compositions ont un grand contenu émotivif, en nous rappelant ainsi les grands paroliers des chansons populaires des années 70.

Les musicians du Groupe: Alejandro Venegas, voix, guitare, d’origine chilienne, a développé un style musical particulier, situé entre l’expression théâtrale et la poésie. Sa rencontre avec Simon Claude a rendu possible la fusion des deux cultures qui l’habitent, son Chili natal et son Québec d’adoption. Simon Claude, violon, s’exécute avec force et passion, en offrant un jeu lyrique très touchant. Hugo Larenas, guitare, possédant une excellente technique, s’est joint à Intakto en 2006. Eric Auclair, contrebasse et percussion, compose et réalise des oeuvres musicales en jazz et en musique électronique. Claudio Palomares, percussionniste, a fait des études en composition et ses goûts musicaux l’ont amené de la musique contemporaine aux rythmes du sud. Enfin, le pianiste Jean Massicotte, qui a joué dans des comédies musicales très connues (Les Misérables), réalise des bandes sonores, des enregistrements de disques et des albums musicaux.

 

Retour

 

 

Soirée de commémoration 2011


es

Concert en mémoire de Salvador Allende

Samedi 19 novembre 2011 à 19HOO

Salle Marie-Gérin-Lajoie (UQAM) Pavillon Judith-Jasmin

406 rue Ste Catherine Est, local J-M400

Métro Berri-UQAM

 

 

Participation : Alejandra Cifuentes, Michèle Heikimi. Hugo Andrés Larenas, Simon Duchesne et les Groupes Acalanto et Voluntad

Organisé par :  Fondation Salvador Allende Montréal


Groupe Voluntad

 

 

Retour